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Ressentir le sens

Ou, qui a inventé ma vie ?

Pendant plus de vingt ans, mes créations ont été réalisées principalement avec de la laine.

Toutes sortes de choses sont nées : jouets, écharpes, robes et sacs à main, mais aussi tentures murales, sculptures et costumes fantastiques.

Si le médium est le message – comme l’a dit le Canadien Marshall McLuhan – quelle est la révélation que ce matériau devrait m’inspirer ?

Ne sommes-nous pas tous des artistes motivés par la tension entre le désir de communiquer et le désir de ne pas être vus ?

Les inspirations venaient et venaient de tant de directions – certaines de promenades dans la forêt, d’autres de lectures ou de visites d’expositions ; ensuite, il y a des idées directrices telles que les sept péchés capitaux ou des rêves comme le jardin des délices.

Mais pourquoi cette laine?South Dakota Art Museum 6

Pourquoi l’amour du feutre?

Pourquoi l’amour de modeler le feutre ?

La laine est légère et sauvage, elle existe dans tant de couleurs, de caractères et de qualités diverses qui nous surprennent mais qui nous donnent aussi la tranquillité parce que cela nous semble si étrangement commun !

Elle est chaotique, sauvage et indomptée, toujours très proche et intime de l’animal qui nous la fournit généreusement plusieurs fois par an.

Ensuite apparaît l’Art du feutrage, de l’enchevêtrement des fibres en un matériau ténu et solide pouvant être sculpté.

La laine devenue feutrée, ces poils doux et moelleux se transforment en une matière qui ressemble à quelque chose de proche de la peau d’un animal et peut-être même de notre propre peau !

En tant que laine, elle est libre et fluide, mais, une fois devenue feutre, elle est emprisonnée par ses propres cheveux.

En tant que substance, elle nous procure protection, chaleur, isolation, mais sa densité particulière peut également provoquer des sensations d’essoufflement, voire de suffocation.

La sensation de la laine invite à son toucher – nous, les feutrières, ne pouvons pas résister à l’attrait de ses possibilités.

Le façonnage du feutre, son processus de mise en place des fibres soigneusement peignées ou cardées suit sa propre vie : des dessins avec des motifs et des formes complexes se forment, des combinaisons de couleurs fascinantes apparaissent, plaçant les filaments de laine dans toutes les directions, parfois mélangées à de la soie ou à d’autres fibres.

Cette « peinture », ce froncement de cheveux, réalisée avec présence et attention de l’artiste est apaisante pour l’esprit. Le résultat est enchanteur !

Tout change lorsque nous commençons concrètement le travail du feutrage – qui consiste à ajouter de l’eau savonneuse, frotter et rouler, masser sans fin (Vous êtes-vous jamais demandé ce qu’il y avait derrière ce besoin de caresser notre matériau pendant des heures, souvent pendant des jours?).

Il faut commencer doucement pour donner à la laine le temps de se rassembler et comme pour l’apprivoiser, puis, petit à petit, la travailler avec plus de force ce qui l’enchevêtrera pour toujours dans une nouvelle forme au bout du processus de feutrage de cette laine.

Le durcissement final et la mise en forme sont intenses et parfois presque violents, surtout lorsque le travail final est volumineux et lourd.

Le travail physique intense peut être très gratifiant lors de la création de très gros morceaux – presque une expérience de «pic» !

Cela peut prendre des mois pour se préparer et cela peut être physiquement douloureux pour le corps, mais y arriver est très satisfaisant…

La vivacité de ce médium lui donne une sensation proche de notre peau. Le fait que nous le fabriquions presque uniquement avec nos mains, sans outils ni écrans, rend l’expérience de façonner la laine uniquement avec le toucher en une création totalement unique est vraiment remarquable.

Parfois, il semble que la fabrication semble être plus importante que ce qui est fabriqué. Habituellement, le résultat final laisse un sentiment de déception.

Néanmoins, l’idée suivante surgit déjà dans l’esprit et crée de l’enthousiasme pour le prochain projet.

Et le message?

Quel est le message que m’inspire toutes ces pièces sculpturales douces ?

Toutes ces créations qui ressemblent à des peaux mystérieuses ou des créatures de la mer ou peut-être des forêts enchantées.

Certaines nous rappellent des parties du corps, des organismes étranges qui ressemblent à des animaux mais qui ressemblent également à des plantes, des champignons ou peut-être des coraux.

Expriment-elles des sensations qui autrement resteraient inaperçues mais voudraient tellement être vues et «senties»?

En fait, tout l’art n’est-il pas lié à des questions existentielles?felted sculpture by Marjolein Dallinga for bloomfelt.com

Qui sommes nous ? Qu’est ce que la vie ?

Pourquoi la mort ? Quelle est l’intention de la sexualité?

Pourquoi la maladie s’insinue t-elle en nous ? Pourquoi sommes-nous aliénés de notre corps ?

Des questions pour lesquelles nous n’avons pas de réponses concluantes.

Peut-être que l’Art est une tentative de traiter toutes ces questions, d’y répondre comme la science et la religion essaient également à leur manière.

La plupart de mes œuvres d’art feutrées sont des expressions de la lutte contre le corps.

Elles concernent la mort et le sexe et expriment parfois littéralement des sensations ou des émotions.

Est-ce que cet art, ces pièces feutrées deviennent un moyen de vivre, un moyen de survivre ?

Inépuisablement, jour après jour dans mon esprit au réveil, fleurit la laine, se profile le studio et déjà la création suivante qui prend forme et vie.

La laine est légère et malléable mais elle est aussi modeste et tellement polyvalente.

Sa nature pardonnante est invitante, relativement peu coûteuse, facilement ouverte à de vastes expériences

La proximité du feutre, presque une seconde peau, une amitié sans ami.

Marjolein Dallingainspiration for bloomfelt

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Tuesday,snow day ,rain day,8 April 2014

. Sit and hear the wind in the dark forest


 

To dilate means to widen or open more fully and the purpose of experience, both through ease and pain, is to widen and open us more fully. The normal way we meet the world is full of bumps and bruises and noise that scratches up the heart. And yet, if we can endure and lean in, we are widened and opened to a depth that weaves the tissue of the Universe together.The Dilation of What Seems OrdinaryJust now, it happened again. My defenses were down, my memory machine asleep, my dream machine tired, and so the mystery—which is always beaming in all directions—made it through. And the moment of clarity it releases is always like a return from amnesia. So this is what it means to be a person, how could I forget: To be alive, to look out from these small canyons called eyes, to receive light from the sun off the water and feel it shimmer on the common water that fills my heart. To listen to the silence waiting under our stories, long enough that all the vanished words said over time simmer up in a scent that, for a second, makes me feel journeys that are not mine. Till I surface before you with a stumbled sense of happiness. Not because I’m any closer to what I want, or even know what I want. But because in the flood of all that is living, I am electrified—the way a muscle dreams under the skin of lifting whatever needs to be lifted. A Question to Walk With: What does it mean to you, to be a person? Ask this question of someone you’d like to know better.– See more at: http://threeintentions.com/2014/03/03/the-dilation-of-what-seems-ordinary/#sthash.22UmSd6J.dpuf


Read these weekly reflections on The Huffington Post and VividLife.Sooner or later, just by living, we are reduced to what matters, as so many things we thought were important and irreplaceable are broken or snapped like small branches in a storm. And somehow, we stand taller with less coverings. It is then we begin to feel gratitude, even though it’s hard to be grateful for what is difficult. In this regard, all poems are expressions of truth and gratitude. I Bow To AllI keep telling strangers thatto be in the presence of thosewith whom you can both sharepain and celebrate just wakingis the answer to loneliness. Such friendship makes the shar-ing of pizza in a noisy pub and thestanding in silence as the old oakcreaks all one could ask for. In truth, this process of beingworn to only what is raw andessential never ends. It’s as if a great bird lives insidethe stone of our days and sinceno sculptor can free it, it has towait for the elements to wear usdown until it’s free to fly.  A Question to Walk With: Describe a part of you that seems to be in mid-birth, a wing of being half-carved, and name one experience that is chiseling you free.– See more at: http://threeintentions.com/2013/12/09/i-bow-to-all/#sthash.XvLKZaRq.dpuf

The word authentic comes from the Greek authentes. It means “bearing the mark of the hands.” This original meaning tells us that to be authentic mean being hands-on. It’s through our hands and through the life of touch and honest engagement that we learn and grow. 

Our Hands 

Sometimes, with no warning, we suffer 
an earthquake and have to remake the 
earth beneath us. Someone we love may 
leave or die or think us cruel when we are 
kind. Sometimes the tools we need break 
or are stolen or simply stop working and 
we have to invent some more. Sometimes 
it feels like we can’t get through. That the 
phone won’t get reception. And the com- 
puter gets all jammed And sometimes what 
gets through is partial and misunderstood. 
It is then we are forced to go barefoot and 
re-find our hands. Sometimes we are asked 
to drift away from the crowd in order 
to be found by what we love. 

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Saterday,29 march Minniapolis

Birds are starting to sing

Spring is coming ,wavering
Feeling like a Phoenix after a wonderful felting week here in Minniapolis
My wish, indeed my continuing passion, would be not to point the finger in judgment but to part a curtain, that invisible shadow that falls between people, the veil of indifference to each other’s presence, each other’s wonder, each other’s human plight.
Eudora Welty

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Leaving Stuttgart 28 july 2013

Week at the Feltschool in Neu (filz)hausen ,Oberrot,Germany

«là-haut tout est silence». 
There’s a great story you may have heard of Buddha talking to his students and saying, “My teachings are only fingers pointing to the moon. Don’t get hung up on my fingers, look at the moon.” The real value of any work of art is the invisible, mysterious essence of life it points to—like that moon, not itself.